
INFO TEXTILES
Les fibres naturelles
Coton :
Le coton, dont la composante principale est la cellulose, est une fibre naturelle végétale. C'est le Gossypium (ou cotonnier) qui produit les fibres de coton. La fleur de l'arbuste se transforme en une boule de la grosseur d'une noix ; quand ce fruit est sec, il éclate et laisse apparaître, à l'intérieur, un amas de fibres de coton. Ces fibres sont séchées avant d 'être transformées en filature. Le coton représente plus de la moitié de la consommation de fibres textiles dans le monde. On cultive plusieurs espèces de cotonnier à travers le monde, chacun ayant ses propres caractéristiques, fortement influencées par le climat. Suivant l'origine du coton et la qualité des méthodes de transformation, on obtiendra des tissus et des tricots de qualité différente. Le coton est souvent employé en 100%, mais les mélanges ne sont pas rares. Coton + polyester : le polyester améliore la défroissabilité et la stabilité au lavage, mais risque d'augmenter le boulochage à l'usage. Coton + viscose : la viscose apporte un aspect plus brillant mais risque, dans certains cas, d’augmenter les retraits au lavage.
Lin :
Le lin est une fibre naturelle végétale, dont la plante est cultivée dans de nombreux pays. C'est toutefois en Belgique et dans le nord de la France que le lin a connu ses plus grands développements. Pour libérer les fibres textiles emprisonnées dans la tige de lin, on doit pratiquer le " rouissage ". Cette opération fait appel à des bactéries naturelles qu'on trouve notamment dans l'eau de la Lys. Le rouissage peut aussi se faire sur pré : la rosée du matin et les bactéries du sol font le même office que l'eau de la Lys. Aujourd’hui, on pratique le plus souvent le rouissage en usine, dans des cuves, ce qui permet de mieux maîtriser l’opération. Après le rouissage, les tiges de lin sont traitées en usine et elles subiront une série d’opérations successives comme le teillage (élimination de la paille pour conserver les fibres) et le sérançage (individualisation des fibres textiles). Le lin est utilisé en 100%, et quelquefois en mélange. Lin + acrylique (pour linge de maison) : facilité d’entretien, séchage plus rapide, détachage plus facile, meilleure stabilité au lavage.
Laine :
La laine est une fibre naturelle animale, souvent considérée comme la plus noble des fibres textiles. Nous utilisons la toison de nombreux animaux : Le mouton : il nous donne la laine classique. Suivant sa race, la laine s'appellera mérinos, shetland,etc. L'agneau nous donne le lambswool ou le cheviotte. La chèvre nous donne le cashmere ou le mohair. Le chevreau nous donne le kidmohair. Le lapin nous donne l'angora (il existe aussi une chèvre angora). L’alpaga (famille des camélidés) nous donne la laine d’alpaga. Les fibres de laine sont recouvertes d’écailles mobiles, qui peuvent être à l’origine du feutrage si le tricot ou le tissu est traité trop chaud ou trop brutalement. La laine peut être mélangée à d’autres fibres : Laine + polyester : le polyester améliore encore la défroissabilité et la résistance à l’usure, mais risque d’augmenter le boulochage. Laine + acrylique : l’acrylique facilite l’entretien et améliore la rapidité de séchage.
Soie :
La soie est la fibre naturelle animale la plus agréable à porter. Le papillon Bombix Mori pond environ 500 œufs (les futurs vers à soie), qui vont devenir chacun une larve. Cette larve, en se nourrissant exclusivement de feuilles de mûrier, va grandir et atteindre la taille de 3 à 5 cm. A la fin de sa vie de larve, celle-ci va s'entourer d'un cocon de soie. Le ver à soie possède deux glandes, une de chaque côté de la bouche. Ces glandes sécrètent une matière gluante et collante qui permet la fabrication du cocon. Après séchage, les filaments sont devenus très résistants. Le ver à soie peut ainsi entamer sa transformation bien à l'abri et devenir, à sa sortie du cocon, un papillon. Le cycle est alors complet. Pour que la récolte soit intéressante pour l'homme, il doit prélever les cocons avant la sortie du papillon, afin d'éviter qu'il ne détruise les fils de soie en passant. Un cocon de soie contient environ 3.000 mètres de fils et il faut au moins 10.000 cocons pour produire un kilo de matière utilisable. Le dévidage des cocons se fait à la main et les fils sont moulinés sur des tavelles (petits moulins) avant d’être transformés et mis sur bobines à destination du tissage ou du tricotage. Il existe plusieurs types de soie : Soie grège : soie légèrement collante qui possède encore la sérécine (cire collante qui entoure les filaments) Soie décreusée/lavée : cette soie a été lavée pour en éliminer la sérécine. Soie sauvage/tussah : elle provient de cocons sauvages récoltés dans les forêts de mûriers. Beaucoup de ces cocons sont troués par la sortie du papillon. Ils présentent donc des fibres abîmées et donnent des tissus avec quelques défauts et grosseurs dans les fils.




